J’ai besoin de « croquer » dès le début et à toutes les échelles : la perception depuis le paysage lointain, des détails, des assemblages. Les contraintes rentrent de fait très tôt dans ma conception, techniques, réglementaires. Les intégrer en amont permet de les faire disparaitre dans la perception finale. En parallèle, j’intègre la visualisation 3d pour ajuster mes croquis préliminaires. Puis je redessine. C’est un processus long et solitaire. Je suis avant tout mon intuition.

Je dessine un projet quel qu’il soit comme étant le mien car de fait il émane de ma pensée, de ma projection dans un environnement. J’intègre évidemment un cahier des charges que le client me donne, puis je me l’approprie. En fait, j’invite les clients dans mon univers. Cela ne nuit en rien à l’appropriation de l’espace créé par son habitant, l’expérience le démontre. Mes clients reviennent vers moi des années après avec des anecdotes sur des qualités qu’ils découvrent encore. Un espace pour moi doit s’approprier. Rentrer dans un lieu sans surprise et sans effort reviendrait à une commande d’un objet catalogue. C’est à l’occupant de faire la démarche pour s’y sentir en harmonie.

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